CULTURE DE LUPIN ET PRATIQUES ANTIEROSIVES A MASEREKA
Les agronomes d’ACPDI continuent à vulgariser la culture de lupin, une plante qui est cultivée comme engrais vert qui contribue actuellement à améliorer la fertilité des champs et la production de la pomme de terre à Masereka
La priorisation de la culture de lupin et pratiques antiérosives de conservation des sols dans la zone hautes terres de Lubero au Nord-Kivu est pertinent, car dans les hautes terres de Lubero, au Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, on observe des problèmes environnementaux et sociaux résultant de facteurs physiques et anthropiques. Ces problèmes incluent la dégradation de la végétation, la baisse de la fertilité des terres, l’érosion des sols, la violation des aires protégées, la pénurie de terres et les conflits fonciers. Du point de vue physique, ces problèmes sont liés à la raideur des pentes, à l’altération des roches, à la granulométrie des sols, au faible recouvrement végétal et au potentiel érosif du climat. Du côté social, ils découlent de l’occupation progressive de l’espace, des densités humaines, du régime foncier et des modes de mise en valeur des terres. Pour résoudre ces problèmes, notamment l’érosion des sols, une approche d’aménagement rationnel est proposée. Cela implique des interventions sur le milieu physique (terrasses, haies antiérosives, agroforesterie, méthodes de conservation du sol, reboisement) ainsi que des mesures sociales et économiques (sensibilisation, réforme foncière, émigration, planning familial, diversification des activités)
Dans ce cadre ACPDI, vulgarise la culture de lupin et les pratiques antiérosives de conservation des sols dans la zone hautes terres de Lubero au Nord-Kivu. Avec l’appui de Welthungerhilhe (WHH) en partenariat avec l’union Europenne, ACPDI a organisé de formation sur le système agricole intégré et continue à faire le suivi des acquis de ce projet. Cela devrait être une priorité pour le gouvernement, les organisations paysannes avec tous leurs partenaires pour restaurer la fertilité dans cette zone anciennement productrice.
La culture du lupin, (Lupinus luteus), comme beaucoup de Fabacées ou légumineuses, fait partie des plantes qui servent aussi d’engrais vert intéressant puisque non seulement, il apporte de l’humus, fixe l’azote mais en plus il permet de rendre disponible le phosphore caché dans les profondeurs du sol. Ses racines puissantes aèrent le sol et facilitent la fixation de l’azote atmosphérique grâce aux nodules sur ces racines.
Avec ses fleurs blanches teintées de bleu au sommet, en corolles papilionacées, formant des grappes terminales, le lupin est très décoratif et attire les insectes butineurs pollinisateurs, ce qui est un élément extrêmement positif en faveur des vergers, des légumes fruits ou graines.
Les semis de lupin comme engrais vert se font à la volée entre trois mois avant le début de la saison culturale à raison de 1kg / are en recouvrant très finement les graines, et en prévoyant un enfouissement 2 à 3 mois plus tard minimum, avant que les plantes montent à graines.
La région des hautes terres de Lubero étant circonscrite dans une zone où la densité de population est parmi la plus élevée de l’Afrique et dont le sol présente un bilan nutritif le plus négatif (IFDC, 2012). Les paysans de cette régions ont confrontés à de multiples contraintes dont la faible productivité des sols due à la surexploitation des sols combinée aux reliefs très accidentés occasionnant l’érosion hydrique, la difficulté d’accès aux nouvelles technologies agricoles et des marchés restreints et inefficaces etc.
Dans cette zone, les paysans pour augmenter leurs productions, s’adonnent à l’utilisation des déchets ménagers et des débris végétaux, des fumiers, des composts, du purin comme des amendements organiques dans leurs champs, l’usage des bio pesticides, est une solution premièrement pour minimiser le dépasse pour l’achat des produits chimique et deuxièmement pour la protection et préservation du sol. Mais cela aussi pour la promotion d’hygiène dans des parcelles d’habitation. Mais ils protègent moins leurs champs de lessivages et conséquence, l’on assiste dans cette commune à une chute drastique des rendements des cultures, ce qui est la base de la pauvreté des ménages et l’insécurité alimentaire d’une part et la destruction des écosystèmes constituant un handicap à l’équilibre écologique, en corollaire à la perte de la résilience de l’environnement d’autre part. Face à cette situation, des pratiques de conservation du sol et la culture des lupins sont développées.



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